INFOS LGBT

317/2020

L'Union Européenne sanctionne les villes qui se revendiquent "sans LGBT"

Six villes polonaises « sans LGBT » ne recevront pas de subvention européenne dans le cadre d’un programme de jumelage. Cette sanction est un premier pas vers une véritable condamnation diplomatique. Ces villes appartiennent à des zones dites « sans LGBT » et revendiquent d’être « libérées de l’idéologie LGBT+ », laissant ainsi porte ouverte aux discriminations.

Les sanctions en questions restent faibles. Il s’agit de montants de l’ordre de 5.000 à 25.000 euros. « Ces sommes peuvent tout de même avoir un impact significatif sur le budget d’une commune« , note Sébastien Tüller, responsable des LGBTQI chez Amnesty International qui se félicite auprès de TÊTU « d’une première étape qui n’est pas suffisante« .

« Les valeurs de l’Union et les droits fondamentaux doivent être respectés par les États membres et les autorités. C’est pourquoi la demande de jumelage de six villes polonaises qui ont adopté des « zones sans LGBT » ou des résolutions « pour le droit des familles » ont été rejetées« , écrit sur Twitter la commissaire européen pour l’Égalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/7/2020

Les discothèques doivent rester fermées, mais pendant ce temps là ....

Alors que nos clubs ne sont toujours pas rouverts, le week-end dernier :
- des rave parties sauvages se sont déroulées sur plusieurs jours dans la Nièvre, en Gironde, sans aucune déclaration préalable, sans aucune mesure sanitaire. Devant l’affluence de milliers de ravers, les forces de l’ordre n’ont pas évacué, elles ont sécurisé l’événement, et les préfectures se sont mobilisés pour apporter sur place gels, masques, bons de dépistages… Et pendant ce temps, les clubs restent fermés…

- la ville de Nice a autorisé un concert de The Avener samedi soir. Des milliers de personnes se sont rassemblées, bien plus de 5 000, et elles ont dansé, sans aucune précaution sanitaire organisée… Et pendant ce temps, les clubs restent fermés
- le feu d’artifice de Paris le soir du 14 juillet (ouvert avec « Laissez-moi danser » de Dalida – quelle provocation !) interdit aux abords de la Tour Eiffel (qui doit accueillir un dance-floor le 28 septembre prochain sur son 1er étage), a réuni des milliers de personnes amassées dans les rues, sur les quais, qui ont dansé, sans aucune précaution sanitaire organisée… Et pendant ce temps, les clubs restent fermés…

 

A l’inverse, ce samedi 11, passé minuit et quelques secondes, profitant de la fin d’application du décret du 31 mai le vendredi 10 à minuit, et en attendant la promulgation du nouveau décret, le patron d’un club du Morbihan a ouvert son établissement trois nuits consécutives. Enjoint de fermer, l’exploitant n’a pas obtempéré et a été placé en garde à vue. Le sous-préfet a prononcé une sanction de 6 mois de fermeture administrative, et devant le Tribunal correctionnel où il est convoqué en février 2021, l’exploitant risque une peine de deux ans de prison et 3 750 euros d’amende. Il pourrait aussi ne plus être autorisé à exercer sa profession. Adhérent de l’UMIH 56, il est soutenu par son organisation professionnelle.

4/7/2020

« Un lieu libertin avec de la distance physique, c'est comme une partie de pétanque sans les boules »

Sous le titre «S’ils ont décidé de coquiner, on laisse faire», le quotidien Le Parisien a publié un article le 19 juin dernier sur les clubs de libertinage et la distanciation physique.

((Le Parisien) - Établissements libertins, saunas et autres clubs échangistes n’ont pas encore tous rouvert et souffrent de la crise du coronavirus. Le secteur a du mal à concilier les règles de distance avec son activité.

« Un lieu libertin avec de la distance physique, c'est comme une partie de pétanque sans les boules ». Christophe Doumerc, le directeur du Hot Club à Roquesérière, près de Toulouse (Haute-Garonne), ne cache pas son inquiétude. Comme lui, de nombreux exploitants d'établissements libertins, de saunas ou de clubs échangistes sont frappés par la crise et tentent de trouver des solutions face à la pandémie de coronavirus.

(...) « On va rouvrir le jeudi 25 juin, mais c'est encore le grand flou », souffle Fabienne. Avec son mari Eric, elle dirige depuis presque un an l'Impudique, un lieu libertin proche de Caen (Calvados). « On ne pourra pas fêter notre anniversaire cette année, regrette la maîtresse des lieux. Franchement, on ne sait pas trop où on va. Depuis des semaines, on croule sous les demandes. Le téléphone ne cesse de sonner. On sent chez eux une vraie envie de revenir même si on sait qu'on va perdre une partie de notre clientèle. Certains ont encore très peur. »

Des fêtes sauvages qui réunissent plus de 100 personnes

Depuis des semaines, les sites spécialisés regorgent pourtant d'annonces et les amateurs d'orgies se retrouvent dans des lieux privés. Des soirées discrètes ont accueilli parfois plus d'une centaine de convives. « J'en ai entendu parler par le bouche-à-oreille, explique Thierry, un libertin de Picardie qui a participé à une fête début juin avec sa compagne. C'est un petit milieu où tout le monde avait très envie de se retrouver. Donc comme les clubs étaient fermés, on s'est organisé nous-mêmes. »

Des fêtes sauvages que dénonce une figure de la nuit libertine. « Je suis allé dans une soirée privée il y a peu et j'ai été choquée de la façon dont cela se passait, déplore cette quadragénaire. Il n'y avait aucune mesure d'hygiène, pas de douche, pas de gel hydroalcoolique. Il faut absolument que les établissements officiels rouvrent leurs portes. Nous sommes des professionnels et il y a des règles à respecter. » Face à la demande, la profession tente en effet de respecter les recommandations des différentes administrations et notamment celles les agences régionales de santé. Derrière les portes discrètes des clubs échangistes, on prend ainsi la température des clients à leur arrivée et on leur rappelle les mesures barrière, de distance et de port du masque.

Lire l'article dans son intégralité

24/06/2020

Épaulés par des députés, les patrons de discothèque réclament de pouvoir rouvrir dès juillet

(AFP) - Une soixantaine de députés appellent à rouvrir les boîtes de nuit dès le 1er juillet. Le gouvernement a pour l'instant maintenu leur fermeture jusqu'en septembre prochain.

Les professionnels de la nuit, soutenus par une soixantaine de députés, ont lancé un appel, mercredi 24 juin, au Balajo, à Paris, pour la réouverture dès le 1er juillet de l'ensemble des discothèques de France, fermées depuis plus de trois mois à cause du coronavirus. 

"On ne peut pas accepter de voir les bars qui cartonnent et d'être nous, fermés, alors qu'on a les moyens de faire respecter les mesures sanitaires", a lancé Fabien Chartol, patron de la mythique salle parisienne, devant des gérants de discothèque de toute la France réunis par le groupe Paris Nuit. 

"C'est grâce à vos réouvertures qu'on contrôlera mieux le virus la nuit"

Matignon avait annoncé dans la nuit du 19 au 20 juin une accélération du déconfinement avec la réouverture des centre de vacances, casinos ou salles de jeux et, à partir du 11 juillet, celle des stades avec un nombre maximal de 5.000 spectateurs. Mais le gouvernement a maintenu fermés jusqu'à septembre au moins les foires, expositions, salons, discothèques et croisières maritimes internationales. 

"Ce que vous promettez, c'est une sécurité. Vous ne promettez pas qu'il n'y ait pas un cas de Covid dans votre établissement. Ce que vous promettez si vous rouvrez pas, c'est que demain les cas de Covid se développeront partout sur le territoire dans des soirées privées", a mis en garde Christophe Blanchet, député LREM du Calvados, lui-même ancien patron d'établissements de nuit. 

"Aujourd'hui, 60 députés vous soutiennent [...] C'est grâce à vos réouvertures qu'on contrôlera mieux le virus la nuit", a t-il ajouté sous les applaudissements de l'auditoire, insistant sur l'aspect "sanitaire" et "le contrôle" qu'offrirait une réouverture des discothèques. 

20/06/2020

Une vidéo sublime de Christine and the Queens (à voir ici)

Christine and the Queens, de son vrai nom Héloïse Adelaïde Letissier, est une auteure-compositrice-interprète et productrice française née à Nantes. En 2016, elle est considérée comme la personnalité française la plus influente au monde selon le classement de Vanity Fair16. En 2017, elle figure en tête des « 10 leaders de la génération de demain qui refont le monde » selon Forbes17, qui la classe également parmi les européens de moins de 30 ans les plus influents et les plus talentueux au monde.
En 2010, elle effectue un séjour à Londres, à la suite d'une rupture sentimentale et d'une dépression. Lors de son voyage, elle loge chez Madame Jojo's, un cabaret de drag queens de la ville27 et rencontre Russella23, ce qui lui a appris, selon elle, à se décomplexer. Dès son retour en France, un déclic se produit : elle abandonne l'École normale supérieure au milieu de la deuxième année pour se consacrer pleinement à son projet musical nommé Christine and the Queens28. A plusieurs reprises, dans ses compositions, elle se penche sur le thème des LGBT.

Pendant le confinement, aux États-Unis, l’animateur Jimmy Fallon convie tout un tas d’artistes musicaux à se produire à distance, faute de pouvoir les laisser investir son plateau habituel. Parmi ses dernières invitées en date, Christine and the Queens. Pour l’occasion, l’artiste prend ses aises dans une Cigale complètement vide et entonne sa chanson « I Disappear in Your Arms », ce qui nous donne une vidéo sublime à voir ici sur le site du PC.

16/06/2020

USA : La Cour suprême valide les droits des salariés gays et transgenres

La Cour suprême des États-Unis a accordé lundi une victoire de taille à des millions de salariés homosexuels et transgenres. Elle leur a accordé le bénéfice des mécanismes de lutte contre les discriminations au travail, malgré l’opposition de l’administration Trump.

«Aujourd’hui, nous devons décider si un employeur peut licencier quelqu’un juste parce qu’il est homosexuel ou transgenre. La réponse est claire», la loi «l’interdit», a estimé la Cour dans un arrêt pris à une majorité de six juges sur neuf.

Une loi fédérale a banni en 1964 les discriminations «en raison du sexe», mais la majorité des tribunaux, ainsi que l’administration du président républicain, considéraient qu’elle ne s’appliquait qu’aux différences hommes/femmes et non aux minorités sexuelles.

Seuls une vingtaine d’États ayant adopté des mécanismes de protection spécifiques, les employés américains pouvaient jusqu’ici être licenciés ou se voir refuser une promotion en raison de leur orientation sexuelle dans plus de la moitié des États-Unis.

Les défenseurs des salariés gays, lesbiennes, ou transgenres, soutenus par de nombreux élus démocrates et plusieurs grandes entreprises dont Apple, General Motors ou Walt Disney, demandaient à la Cour suprême d’écrire noir sur blanc qu’ils étaient protégés par la loi de 1964.

Cette décision représente «une énorme victoire pour l’égalité» après des «décennies» de lutte, a commenté James Esseks, un responsable de la puissante association de défense des droits ACLU. C’est «un pas en avant considérable» pour l’Amérique, a renchéri Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle. Jusqu’ici les personnes homosexuelles «pouvaient se marier un jour et être virées le lendemain», a-t-il rappelé.

C’est l’un des deux juges nommés par Donald Trump, Neil Gorsuch, qui a rédigé la décision majoritaire, joignant sa voix à celle des quatre juges progressistes et au chef de la Cour John Roberts. Les auteurs de la loi de 1964 «n’avaient sans doute pas anticipé que leur travail amènerait à cette conclusion», a-t-il écrit.

03/06/2020

Les clubs libertins en réouverture déconfinée et protégée

C'est officiel : le PC rouvre ses portes le vendredi 12 juin prochain. L'établissement est classé N par la préfecture, donc dans la catégorie des bars, ce qui l'autorise à être ouvert depuis le 2 juin dans le respect du protocole sanitaire.

Pour autant, la réouverture des clubs libertins suscite des interrogations légitimes car ce ne sont pas que des bars. Dans le cas du PC, nous avons défini une charte et un protocole sanitaire très strict qui a été relu par Santé Publique France (voir ici). 

Ailleurs en France, les clubs libertins rouvrent également. C'est le cas du Moon et du Sun à Lyon. Leurs responsables ont accordé un entretien à l'édition lyonnaise du site actu.fr​La question qui vient tout de suite à l’esprit est, comment respecter les gestes barrières et à fortiori la distanciation sociale dans des établissements qui par définition invitent au rapprochement ? S’il n’est pas question pour le patron de ces deux clubs d’interdire à ses clients de se rapprocher et de se toucher, il sera par contre intransigeant avec la santé de ses 17 salariés contraints au chômage technique depuis le confinement. « Rien ne sera laissé au hasard pour garantir leur sécurité et leur santé ». 

A Pau, le club libertin Le Lokal a rouvert depuis le 20 mai car son établissement est aussi un sex-shop classé M comme "Magasin". C'est pourquoi il est ouvert bien avant le 2 juin. Son directeur a donné un entretien au quotidien Sud-Ouest (voir ici) où il explique comment il s'y prend pour respecter la protection des clients.  "Les clients sont contents que ça rouvre. Il y a moins de monde, bien sûr, parce que nous traversons encore une période d'incertitude. Mais vous verrez, dans deux mois, on n'y pensera plus. Il y aura toujours deux choses qui marcheront dans la vie : la bouffe et le sexe". 

23/5/2020

La nuit doit revoir le jour

Le temps s’est comme arrêté depuis de nombreuses semaines. L’ambiance aussi, notamment pour nous, les établissements de nuit en France, de type LGBT ou non. Depuis le début de cette crise sans précédent qui a entraîné la fermeture de l’ensemble des lieux culturels et musicaux (2970 clubs discothèques, plus de 3000 bars musicaux, entre autres), nous sommes les grands absents du débat et ce malgré le flot d’annonces initiées par le gouvernement. Une pétition est en cours pour demander la réouverture de ces établissements le plus rapidement possible. Le PC vous invite à la signer (c'est ici).

On assiste à une multiplication de soirées privées à défaut d’ouverture de nos établissements, un article du Parisien « Le boum surprise des fêtes privées » a été publié le samedi 16 mai. Dans le département du Rhône, la gendarmerie est intervenue à de nombreuses reprises à des domiciles privés pour faire cesser les tapages causés par des soirées privées. A Metz, les lieux traditionnels de drague connaissent une recrudescence sans pareille de leur fréquentation, le tout sans aucune protection sanitaire ni de prévention comme cela pourrait être organisé dans un bar. 

17/5/2020

Nouvelle progression des violences anti-LGBT en 2019 en France

Un total de 1.870 victimes d’infractions à caractère homophobe ou transphobe ont été recensées par les forces de l’ordre l’an passé en France, soit 36% de plus qu’en 2018, annonce samedi le ministère de l’Intérieur. Ces chiffres “s’inscrivent dans un contexte plus large de progression des actes de haine et des extrémismes identitaires”, indique-t-il dans un communiqué.

“Cette hausse des actes anti-LGBT appelle à une mobilisation encore accrue de l’ensemble des acteurs publics et de la société civile pour lutter contre les préjugés, les discriminations et les actes de haine anti-LGBT”, ajoute-t-il.

Les victimes de ces infractions sont majoritairement des hommes (75% en 2019) et des jeunes (62% ont moins de 35 ans). Plus d’un tiers (36%) de ces infractions se sont déroulées dans des villes de plus de 200.000 habitants, hors unité urbaine de Paris.

Les injures et les outrages représentent 33% des infractions subies, tandis que les violences (physiques et sexuelles) à la personne représentent une part de 28% en 2019, précise encore le ministère.

16/5/2020

Déconfinement : Quel avenir pour les établissements LGBT?

Quel avenir pour les établissements LGBT ? Le futur déconfinement en cette période de crise Covid-19 soulève énormément de questions pour les commerces du milieu LGBT. Ces lieux, fermés depuis plusieurs semaines, sont multiples, bars, clubs, cruising, saunas…autant de facettes qui laissent imaginer qu’une sortie de crise unique n’est pas envisageable. Quelles sont les pistes à l’étude ? Que faut-il réinventer ? Nos établissements vont-ils pouvoir se remettre de cette crise ? Autant de questions que se posent les habitués des commerces LGBT, mais aussi des patrons dans l’incertitude totale.

WAG, le magazine LGBT de l'Ouest et du Sud-Ouest, a posé la question  à deux organismes qui travaillent auprès du milieu gay depuis des années, Le SNEG & Co pour la partie syndicale, et Enipse pour le volet santé.

Lire leurs réponses ici

6/5/2020

Coronavirus et déconfinement. La réouverture des saunas et clubs libertins reste incertaine

(Un reportage d'Hugo Chapelon de France Bleu Auvergne - Rhône - Alpes  du 6 mai)

Les clubs libertins et autres saunas auront-ils le feu vert pour rouvrir leurs établissements, la question se pose au même titre que pour les autres structures qui accueillent du public.
Les lieux de "divertissement" pour adultes sont fermés depuis le 16 mars. Des endroits où l’on parle de rapprochement plutôt que de distance physique. Mais leur réouverture pourrait, paradoxalement, protéger leur clientèle.

Par définition, ce sont des lieux de rencontres

Damien* a ouvert son établissement en Rhône-Alpes, en juillet dernier : un sauna masculin. "J’ai investi un demi-million d’euros, j’ai deux salariés en chômage partiel, mais aujourd’hui je ne sais pas du tout quand et comment nous pourrons rouvrir".
400 mètres carré qui abritent bar, jacuzzi ou encore cabines privatives. Par définition, l’endroit est un lieu de rencontres. Difficile d’envisager le respect d’une distance physique dans un espace dédié au rapprochement des corps.

Pour mes employés pas de problème. Masques, gants, gel hydroalcoolique, je peux les protéger. Mais j’imagine mal demander à ma clientèle de renoncer à ce pour quoi ils ont payé leur entrée -  explique Damien.

Une clientèle qui, d'elle-même, s’est détournée de l’établissement bien avant le confinement, "deux semaines avant, j’ai vu une diminution de 50% de la fréquentation. La semaine suivante c’était 80%. J’avais donc décidé de fermer avant l’annonce du confinement, ça ne devenait plus rentable" explique Damien. 
Comme pour les bars, restaurants et discothèques, le calendrier de réouverture des saunas et clubs libertins n’est pas encore connu.

 

"Il y a une explosion d’organisation de soirées privées"

Les saunas ou autres clubs libertins sont-ils donc condamnés avant l’arrivée d’un vaccin ou d’un traitement contre le Covid 19 ? Pas si sûr.
C’est ce que veut croire Rémi Calmon, directeur du Sneg and Co, syndicat national des lieux festifs et de la diversité. "Tous ces établissements sont soumis à des règles d’hygiène drastiques et sont contrôlés régulièrement par les Agences Régionales de Santé" explique-t-il.

On sait que le Covid est détruit par le lavage de mains. Dans les clubs, les douches sont obligatoires donc un lavage du corps constitue une première mesure barrière. Beaucoup d’entre eux ont un univers chloré avec des bassins donc, là aussi, le virus est neutralisé"

Mais quid du côté tactile ? "Les clients porteront un masque, donc on ne s’embrasse pas. Pour le reste, on se protège, comme d’habitude" poursuit Rémi Calmon.
De là à croire que les établissement de plaisir seraient beaucoup plus sécurisés contre le virus, il n’y a qu’un pas.

En tout cas, bien plus qu’une soirée privée chez un particulier. Depuis le début du confinement, j’ai observé une explosion d’organisation de parties fines dans des appartements. Impossible dans ces lieux d’imposer des règle d’hygiène. Les participants se mettent en danger. Mais avec un cadre réglementaire stricte pour nos établissements, il serait plus facile de les protéger -  argumente le directeur du Sneg and Co.

Comme pour les bars, restaurants et discothèques, le calendrier de réouverture des saunas et clubs libertins n’est pas encore connu. "Il faudrait une décision au niveau local, en concertation avec les préfectures et les Agence Régionales de Santé qui connaissent très bien le degré de sérieux de ces établissements" conclu Remi Calmon.
Ces activités restent marginales en France mais sont néanmoins un secteur d’activité dans le doute. Quelques 1500 lieux de divertissement pour adultes sont recensés dans l'Hexagone.
 

*Le prénom a été changé.

26/4/2020

Des nuits d'hôtel contre les violences anti-LGBT

Le gouvernement  a annoncé qu’il allait financer 6 000 nuitées d’hôtel pendant le confinement pour

« permettre aux jeunes confrontés à de la violence homophobe d’être protégés ». Une somme de 300 000 euros est bloquée pour financer cette mesure. La secrétaire d’État à l’Égalité a confirmé que les personnes LGBT en difficulté pouvaient donner l’alerte en pharmacie ou écrire un SMS au 114. Le gouvernement a également cofinancé une application mobile de signalement de violences.

26/4/2020

Une application mobile pour signaler les violences LGBT

Le gouvernement finance l’application lancée vendredi matin par l’association de policiers et gendarmes LGBT, FLAG!, qui vise à signaler des actes de violences. L’association a souligné dans un communiqué que le nombre de faits enregistrés par la police et la gendarmerie « ne reflètent en rien la réalité » car « nombreuses sont les victimes qui ne déposent pas plainte par appréhension ou face à la difficulté d’obtenir des condamnations ».

L’application gratuite est destinée aux « victimes » et « témoins de violences physiques ou verbales LGBTphobes, de sérophobie, de violences conjugales, notamment dans les couples LGBT, aussi bien sur internet, à domicile, sur la voie publique ou au travail ».

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