INFOS LGBT

03/06/2020

Les clubs libertins en réouverture déconfinée et protégée

C'est officiel : le PC rouvre ses portes le vendredi 12 juin prochain. L'établissement est classé N par la préfecture, donc dans la catégorie des bars, ce qui l'autorise à être ouvert depuis le 2 juin dans le respect du protocole sanitaire.

Pour autant, la réouverture des clubs libertins suscite des interrogations légitimes car ce ne sont pas que des bars. Dans le cas du PC, nous avons défini une charte et un protocole sanitaire très strict qui a été relu par Santé Publique France (voir ici). 

Ailleurs en France, les clubs libertins rouvrent également. C'est le cas du Moon et du Sun à Lyon. Leurs responsables ont accordé un entretien à l'édition lyonnaise du site actu.fr​La question qui vient tout de suite à l’esprit est, comment respecter les gestes barrières et à fortiori la distanciation sociale dans des établissements qui par définition invitent au rapprochement ? S’il n’est pas question pour le patron de ces deux clubs d’interdire à ses clients de se rapprocher et de se toucher, il sera par contre intransigeant avec la santé de ses 17 salariés contraints au chômage technique depuis le confinement. « Rien ne sera laissé au hasard pour garantir leur sécurité et leur santé ». 

A Pau, le club libertin Le Lokal a rouvert depuis le 20 mai car son établissement est aussi un sex-shop classé M comme "Magasin". C'est pourquoi il est ouvert bien avant le 2 juin. Son directeur a donné un entretien au quotidien Sud-Ouest (voir ici) où il explique comment il s'y prend pour respecter la protection des clients.  "Les clients sont contents que ça rouvre. Il y a moins de monde, bien sûr, parce que nous traversons encore une période d'incertitude. Mais vous verrez, dans deux mois, on n'y pensera plus. Il y aura toujours deux choses qui marcheront dans la vie : la bouffe et le sexe". 

23/5/2020

La nuit doit revoir le jour

Le temps s’est comme arrêté depuis de nombreuses semaines. L’ambiance aussi, notamment pour nous, les établissements de nuit en France, de type LGBT ou non. Depuis le début de cette crise sans précédent qui a entraîné la fermeture de l’ensemble des lieux culturels et musicaux (2970 clubs discothèques, plus de 3000 bars musicaux, entre autres), nous sommes les grands absents du débat et ce malgré le flot d’annonces initiées par le gouvernement. Une pétition est en cours pour demander la réouverture de ces établissements le plus rapidement possible. Le PC vous invite à la signer (c'est ici).

On assiste à une multiplication de soirées privées à défaut d’ouverture de nos établissements, un article du Parisien « Le boum surprise des fêtes privées » a été publié le samedi 16 mai. Dans le département du Rhône, la gendarmerie est intervenue à de nombreuses reprises à des domiciles privés pour faire cesser les tapages causés par des soirées privées. A Metz, les lieux traditionnels de drague connaissent une recrudescence sans pareille de leur fréquentation, le tout sans aucune protection sanitaire ni de prévention comme cela pourrait être organisé dans un bar. 

17/5/2020

Nouvelle progression des violences anti-LGBT en 2019 en France

Un total de 1.870 victimes d’infractions à caractère homophobe ou transphobe ont été recensées par les forces de l’ordre l’an passé en France, soit 36% de plus qu’en 2018, annonce samedi le ministère de l’Intérieur. Ces chiffres “s’inscrivent dans un contexte plus large de progression des actes de haine et des extrémismes identitaires”, indique-t-il dans un communiqué.

“Cette hausse des actes anti-LGBT appelle à une mobilisation encore accrue de l’ensemble des acteurs publics et de la société civile pour lutter contre les préjugés, les discriminations et les actes de haine anti-LGBT”, ajoute-t-il.

Les victimes de ces infractions sont majoritairement des hommes (75% en 2019) et des jeunes (62% ont moins de 35 ans). Plus d’un tiers (36%) de ces infractions se sont déroulées dans des villes de plus de 200.000 habitants, hors unité urbaine de Paris.

Les injures et les outrages représentent 33% des infractions subies, tandis que les violences (physiques et sexuelles) à la personne représentent une part de 28% en 2019, précise encore le ministère.

16/5/2020

Déconfinement : Quel avenir pour les établissements LGBT?

Quel avenir pour les établissements LGBT ? Le futur déconfinement en cette période de crise Covid-19 soulève énormément de questions pour les commerces du milieu LGBT. Ces lieux, fermés depuis plusieurs semaines, sont multiples, bars, clubs, cruising, saunas…autant de facettes qui laissent imaginer qu’une sortie de crise unique n’est pas envisageable. Quelles sont les pistes à l’étude ? Que faut-il réinventer ? Nos établissements vont-ils pouvoir se remettre de cette crise ? Autant de questions que se posent les habitués des commerces LGBT, mais aussi des patrons dans l’incertitude totale.

WAG, le magazine LGBT de l'Ouest et du Sud-Ouest, a posé la question  à deux organismes qui travaillent auprès du milieu gay depuis des années, Le SNEG & Co pour la partie syndicale, et Enipse pour le volet santé.

Lire leurs réponses ici

6/5/2020

Coronavirus et déconfinement. La réouverture des saunas et clubs libertins reste incertaine

(Un reportage d'Hugo Chapelon de France Bleu Auvergne - Rhône - Alpes  du 6 mai)

Les clubs libertins et autres saunas auront-ils le feu vert pour rouvrir leurs établissements, la question se pose au même titre que pour les autres structures qui accueillent du public.
Les lieux de "divertissement" pour adultes sont fermés depuis le 16 mars. Des endroits où l’on parle de rapprochement plutôt que de distance physique. Mais leur réouverture pourrait, paradoxalement, protéger leur clientèle.

Par définition, ce sont des lieux de rencontres

Damien* a ouvert son établissement en Rhône-Alpes, en juillet dernier : un sauna masculin. "J’ai investi un demi-million d’euros, j’ai deux salariés en chômage partiel, mais aujourd’hui je ne sais pas du tout quand et comment nous pourrons rouvrir".
400 mètres carré qui abritent bar, jacuzzi ou encore cabines privatives. Par définition, l’endroit est un lieu de rencontres. Difficile d’envisager le respect d’une distance physique dans un espace dédié au rapprochement des corps.

Pour mes employés pas de problème. Masques, gants, gel hydroalcoolique, je peux les protéger. Mais j’imagine mal demander à ma clientèle de renoncer à ce pour quoi ils ont payé leur entrée -  explique Damien.

Une clientèle qui, d'elle-même, s’est détournée de l’établissement bien avant le confinement, "deux semaines avant, j’ai vu une diminution de 50% de la fréquentation. La semaine suivante c’était 80%. J’avais donc décidé de fermer avant l’annonce du confinement, ça ne devenait plus rentable" explique Damien. 
Comme pour les bars, restaurants et discothèques, le calendrier de réouverture des saunas et clubs libertins n’est pas encore connu.

 

"Il y a une explosion d’organisation de soirées privées"

Les saunas ou autres clubs libertins sont-ils donc condamnés avant l’arrivée d’un vaccin ou d’un traitement contre le Covid 19 ? Pas si sûr.
C’est ce que veut croire Rémi Calmon, directeur du Sneg and Co, syndicat national des lieux festifs et de la diversité. "Tous ces établissements sont soumis à des règles d’hygiène drastiques et sont contrôlés régulièrement par les Agences Régionales de Santé" explique-t-il.

On sait que le Covid est détruit par le lavage de mains. Dans les clubs, les douches sont obligatoires donc un lavage du corps constitue une première mesure barrière. Beaucoup d’entre eux ont un univers chloré avec des bassins donc, là aussi, le virus est neutralisé"

Mais quid du côté tactile ? "Les clients porteront un masque, donc on ne s’embrasse pas. Pour le reste, on se protège, comme d’habitude" poursuit Rémi Calmon.
De là à croire que les établissement de plaisir seraient beaucoup plus sécurisés contre le virus, il n’y a qu’un pas.

En tout cas, bien plus qu’une soirée privée chez un particulier. Depuis le début du confinement, j’ai observé une explosion d’organisation de parties fines dans des appartements. Impossible dans ces lieux d’imposer des règle d’hygiène. Les participants se mettent en danger. Mais avec un cadre réglementaire stricte pour nos établissements, il serait plus facile de les protéger -  argumente le directeur du Sneg and Co.

Comme pour les bars, restaurants et discothèques, le calendrier de réouverture des saunas et clubs libertins n’est pas encore connu. "Il faudrait une décision au niveau local, en concertation avec les préfectures et les Agence Régionales de Santé qui connaissent très bien le degré de sérieux de ces établissements" conclu Remi Calmon.
Ces activités restent marginales en France mais sont néanmoins un secteur d’activité dans le doute. Quelques 1500 lieux de divertissement pour adultes sont recensés dans l'Hexagone.
 

*Le prénom a été changé.

 

29/4/2020

Pour une ouverture raisonnée et sécurisée des établissements LGBT

Le président du syndicat des établissements gays (SNEG) prend position pour la réouverture des bars et lieux LGBT dans le respect de la santé des clients et des personnels. Il l'écrit dans un éditorial qu'on peut lire en intégralité ici.

" Nos clients ont besoin de vie sociale et d’animation après ce confinement et nous autres exploitants, devons reprendre notre activité pour éviter des faillites à grande échelle. Commerces, bars, clubs, restaurants, saunas, cruising… qu’ils soit gays, libertins ou mixte, tous doivent rouvrir, sans exception, sans discrimination. D’autant que, si nous ne rouvrons pas, la population déconfinée fera la fête à domicile, lors de soirées privées qui se tiendront en dépit du bons sens, sans l’application des gestes barrières.

Pour convaincre, il nous faut faire preuve de volontarisme, de vigilance et d’exigence : si la distance sociale dans nos lieux de fêtes semble difficile à tenir, il nous faudra trouver des solutions, au cas par cas s’il le faut, pour garantir notre réouverture de manière pérenne. C’est de la responsabilité de chacun, exploitants et clients. Le contraire ferait trop plaisir aux associations de riverains qui pour garantir leur tranquillité retrouvée dénoncent déjà notre irresponsabilité !

Pour chaque type d’établissements, nous travaillons à établir « des fiches de sécurité » pour notre personnel et pour notre clientèle, des consignes de bonne conduite à tenir pour rouvrir au plus vite et au mieux nos établissements de manière pérenne. Ces mesures relèvent du bons sens, de la précaution. "

 

 

26/4/2020

Des nuits d'hôtel contre les violences anti-LGBT

Le gouvernement  a annoncé qu’il allait financer 6 000 nuitées d’hôtel pendant le confinement pour

« permettre aux jeunes confrontés à de la violence homophobe d’être protégés ». Une somme de 300 000 euros est bloquée pour financer cette mesure. La secrétaire d’État à l’Égalité a confirmé que les personnes LGBT en difficulté pouvaient donner l’alerte en pharmacie ou écrire un SMS au 114. Le gouvernement a également cofinancé une application mobile de signalement de violences.

26/4/2020

Une application mobile pour signaler les violences LGBT

Le gouvernement finance l’application lancée vendredi matin par l’association de policiers et gendarmes LGBT, FLAG!, qui vise à signaler des actes de violences. L’association a souligné dans un communiqué que le nombre de faits enregistrés par la police et la gendarmerie « ne reflètent en rien la réalité » car « nombreuses sont les victimes qui ne déposent pas plainte par appréhension ou face à la difficulté d’obtenir des condamnations ».

L’application gratuite est destinée aux « victimes » et « témoins de violences physiques ou verbales LGBTphobes, de sérophobie, de violences conjugales, notamment dans les couples LGBT, aussi bien sur internet, à domicile, sur la voie publique ou au travail ».

22/4/2020

Une ligne d’écoute pour les jeunes homosexuel.le.s confiné.e.s accessible 24h/24 et 7j/7

Pendant la crise sanitaire, la Fondation Le Refuge mobilise l’ensemble de son équipe dédiée à la ligne d’urgence pour écouter, protéger les jeunes LGBT+ et préserver le lien social. Pour accéder à cette ligne d’écoute, il suffit d’appeler ou d’envoyer un SMS au 06 31 59 69 50.

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Bernard Koch

MUSK SAS

RCS Metz 842 603 730

1 rue Mozart 57000 Metz

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n° 2019/47 du 27 mars 2019

E  /  contact@lepcmetz.fr

​T  /  +33 (0)3 87 52 58 07

Heures d'ouverture (réouverture le 12 juin)

Du lundi au jeudi : 14 - 24 h

Vendredi et samedi : 14 - 01 h

Dimanche : 14 - 24 h

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